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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:39

PlusouMoins

 

Coucou tout le monde,

 

Non non, contrairement à ce que vous avez pu vous imaginer en lisant ce titre, je ne vais pas vous parler de la fin du monde! Quoi que ...

 

Étant donné que nos amis les Mayas nous ont prévu un apocalypse pour le 21 décembre, je vous serais très reconnaissante, si vous aviez de plus amples informations allant dans leur sens, de bien vouloir m'en informer dans les plus brefs délais.

 

Parce que voyez-vous, nous avons prévu de déménager le 22. Et avouez que ce serait quand même ballot de continuer sur notre lancée, si on a la certitude qu'on n'aura même pas le temps de poser un carton dans le camion!

Si on pouvait s'éviter tous les trucs un peu prise de tête, comme par exemple, les chantages négociations avec les banques et les assurances. Bon ça ok c'est mon Amoureux qui gère, mais je le soutiens moralement alors ça compte!

Et puis l'infiltration d'eau repérée sur le mur du salon de notre futur chez-nous, il faut bien s'en occuper aussi. Bon, c'est pas moi non plus, mais je suis inquiète, et ça nuit gravement à mon espérance de vie déjà fort réduite!

Et les cartons alors, je vous en parle des cartons ? Bah non, en fait, on n'a pas commencé non plus!

Mais il va bien falloir s'y mettre un jour, alors si on pouvait éviter de le faire pour rien, ça m'arrangerait ...

 

C'est pas tout ça, hein, mais au départ j'étais là pour vous faire un petit bilan de semaine, 26ème du nom :

 

Plus : quatre semaines, quoi! Dans quatre semaines, ma Loulette aura sa chambre, mon Loulou sa salle de jeux, mon Amoureux tout plein d'espace à aménager, et moi ma cuisine ma baignoire ma buanderie mon aspiration centralisée mes volets qui remontent tout seuls tout plein de choses bien sympathiques à faire aussi.

Moins : p*, quatre semaines. AU SECOURS !!!

 

Plus : le mariage gay. Et bien oui, je suis pour. Au nom de la liberté individuelle. Cela n'a rien à voir avec la religion. Nous sommes au 21ème siècle bordel, il est temps que les mentalités évoluent parce qu'autrement on va droit dans le mur. Mon Amoureux et moi ne sommes pas mariés, c'est notre choix, notre liberté. Pourquoi est-ce qu'on ne nous cloue pas au pilori, nous aussi, qui vivons dans le pêché ? Et nos enfants, vous croyez qu'ils vont devenir des dégénérés parce que nous revendiquons notre choix à vivre en dehors des clous ? STOP !!!

Moins : les manifestations honteuses du week-end dernier. Pauvre France!

 

Plus : ma soirée solo at home hier. Au menu, noix de cajou et planteur maison. Si si. Et puis, cerise sur le gâteau, je n'ai pas eu à décoller mes fesses du canapé pour aller voir l'un ou l'autre des perturbateurs de soirées. C'est pas la classe, ça ? En même temps, vu mon repas, mes fesses ont de plus en plus de mal à décoller du canapé .

Moins : rendons à César ce qui appartient à César, je préfère largement boire du planteur en excellente compagnie (mon Amoureux, quoi), que toute seule comme une pauvre malheureuse devant une énième série débile ...

 

Plus : ma Belle-Mère, une fois n'est pas coutume. En même temps je vous ai déjà dit à quel point je l'apprécie, pas vrai ? Non, je ne plaisante pas, elle fait vraiment tout ce qu'elle peut pour nous rendre la vie facile, et ce n'est pas donné à tout le monde! A ce propos, je vous ai dit que mes Beaux-Parents ont réservé un appartement pour une semaine de ski en mars ? Non ? Voilà, maintenant vous pouvez me détester .

Moins : ils partent là, tout de suite, pour trois semaines de vacances au Vietnam-Cambodge. Trois semaines, pile au moment où on a besoin d'eux! C'est pas beau la retraite ? Comment ça leur voyage est planifié depuis plus d'un an alors qu'on a décidé de changer de maison il y a deux mois ??? Oh, vous êtes de quel côté, là ?

 

Moins : il n'y a pas de chauffage au bureau. Enfin si, il y a une clim, mais elle évite visiblement mon étage. Je ne sais pas si vous avez déjà connu ça, mais je vous jure que c'est l'horreur. J'ai les pieds gelés toute la journée, et je suis obligée d'aller aux toilettes afin de me passer les mains sous l'eau chaude pour dégourdir mes doigts. En même temps, c'est pas nouveau, c'est tous les hivers pareil ...

Moins : la décision de la Direction d'arrêter la prestation d'un collègue en tant que consultant (bien mimi, le collègue). Économies obligent ... Qui c'est qui va récupérer son boulot ?

Plus : euh ouf, c'est pas mon poste qui était visé! Je sais, c'est triste de penser comme ça, mais en même temps, bon ... Voilà quoi!

 

Hop hop hop, c'est tout pour cette semaine. Pour info, le baptême de samedi dernier s'est super bien passé, aucune catastrophe n'a eu lieu pendant la cérémonie. Tiens d'ailleurs, des non croyants convaincus qui font baptiser religieusement leur enfant, c'est pas un vrai sujet de débat ça aussi ? Descendez dans la rue, les gens, y'a vraiment matière à vous indigner, là!!!

 

Bon d'accord, j'arrête. Désolée pour celles qui en ont assez d'entendre parler du mariage homosexuel, mais il est assez rare que je donne mon avis ici, alors j'avais envie de le faire aujourd'hui.

 

Et sinon, vous avez vu comment, pour la première fois de toute l'histoire de ce blog, je ne vous ai parlé NI DE SOMMEIL, NI DE FATIGUE ???

Je progresse, je progresse ... En même temps, je risque aussi de perdre des lecteurs, alors rassurez-vous, ça ne va pas durer .

 

Allez, bon week-end à toutes, je penserai à vous le nez dans mes cartons!

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 14:10

C'est un savoir unique que nous nous transmettons de générations en générations, de façon presque inconsciente. Plus qu'un art, un don sans commune valeur que nous partageons tous. Sommes-nous conscients de cet incroyable talent que nous avons, nous tous qui sommes parents ?

 

Je me souviens que lorsque j'étais une petite fille, une seule caresse de ma Mère suffisait à calmer tous mes chagrins. Un seul baiser de mon Père soignait tous mes maux. Ils étaient là, à mes côtés, pansant mes blessures par leur tendresse et leur douceur. Je les regardais faire, tellement heureuse de les savoir là. Grâce à eux, je le savais, je n'allais plus avoir mal ...

 

Ils ne m'ont jamais expliqué comment ils faisaient pour que je me sente mieux tout à coup. Ils ne m'ont jamais donné de recette. Ils m'ont aimée, tout simplement, et c'est ainsi que j'ai appris le pouvoir de l'Amour.

 

Aujourd'hui que je suis Maman à mon tour, je retrouve ces gestes qui étaient les leurs, et ceux de leurs parents avant eux, certainement. Je retrouve cet élan viscéral qui me pousse à vouloir protéger mes enfants de la souffrance, à vouloir leur ôter toute douleur, à avoir presque mal avec eux.

 

Le bisou magique, ce geste si simple qui exprime à lui seul tous nos sentiments maternels. Ce geste si fort, qui représente toutes nos luttes pour le bien-être de nos enfants.

 

Chaque Maman, chaque Papa, a cette aptitude qui lui est propre, et qui varie selon son tempérament ou son histoire. Il peut être simplement déposé sur un petit bout de peau soyeuse. Mais il peut aussi être chanté ou dansé, comme le font joliment certains de nos amis.

 

Chez nous, ce bisou revêt différentes forme selon la gravité du chagrin.

 

Il peut se faire câlin, en se serrant fort fort fort ou très légèrement en fonction de l'intensité des pleurs et de la peine à faire oublier.

 

Il peut se faire méchant, contre le mauvais rêve qui a tendance à ne pas vouloir partir, ou tout doux, s'il s'agit juste d'un gros besoin de tendresse.

 

Il peut se poser mille fois sur un bobo, accompagné de caresses vigoureuses pour atténuer la douleur d'une chute.

 

Et il peut se placer au creux d'une main, puis s'envoler tout doucement et se poser délicatement sur la plaie qu'il ne faut pas toucher. C'est celui-là le plus subtil. Ce bisou magique là demande de la concentration. Il ne faut plus pleurer, sinon le bisou risque d'être effrayé. Il ne faut plus crier, sinon il risque de ne pas fonctionner. Il faut le regarder tourbillonner, bisou papillon, pour trouver le meilleur endroit où faire son oeuvre et guérir la blessure.

 

Alors bien sûr, le bisou magique s'est modernisé et s'est muni de compagnons qui l'aident grandement : des petites billes sucrées, des pommades, des pansements ...

 

Mais il reste le seul, l'unique, à savoir instantanément calmer la douleur, et faire cesser les pleurs.

 

Le bisou magique, le bisou de l'Amour.

http://a7.img.v4.skyrock.net/9095/3389095/pics/22868630.gif

 

Et vous, quel est votre secret ?

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 12:43

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:20

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 14:52

PlusouMoins

 

 

Mais c'est quoi ce titre là ? N'importe quoi ...

T'inquiète, je vais t'expliquer! Un petit bilan de semaine, ça ne fait de mal à personne, et puis à moi ça me fait du bien, alors c'est parti :

 

 

 

Plus : quatre nuits sans réveil intempestif de la part de ma Loulette cette semaine. Ouais, quatre! T'y crois ça ? Alors qu'on n'a rien changé, hein. Un truc de dingue, quoi.

En vrai j'ai bien cru qu'elle allait se venger de l'avoir laissée trois jours chez sa Grand-Mère la semaine dernière, alors qu'elle y est quand même traitée comme un coq en pâte! La première nuit, festival. Deux heures pour la coucher, réveils à répétition, etc. Bon ça, on a l'habitude, c'est toujours la même chose quand on la récupère. Papa y est allé, parce que moi, comment dire ??? Bref, il y est allé, et comme elle n'a pas arrêté de pleurer, il a bien fallu que je me lève. Plusieurs fois.

Et le lendemain ... Bah, rien. Couchée sans problème, on ne l'a plus entendue de la nuit. Les suivantes pareil, d'ailleurs. Trop la classe!

Moins : bien entendu, quand elle ne se réveille pas je m'attends à ce qu'elle le fasse, donc le moindre petit bruit me réveille parce que je pense que c'est elle, et puis je n'arrive pas à me rendormir parce que je suis persuadée que de toute manière elle va finir par m'appeler ...

Comment ça j'en ai déjà parlé ? Ah bon, t'es sûre ?

Moins : quand ce n'est pas l'un, c'est l'autre. Et bien je vous confirme que ce dicton fonctionne très bien chez nous. Parce que du coup, ce n'est pas pour Loulette que je le suis levée, mais pour son frère. Si si. Qui m'appelle MOI au lieu de son Père, on aura tout vu! Trois nuits de suite, donc.

Je commence à avoir de sérieux doutes à propos de mon karma ...

Allez, dix contre un que maintenant que j'en ai parlé elle va de nouveau se réveiller. Tu devrais parier tu sais, t'as quand même plus de chance de gagner chez moi qu'à l'euro-million!

 

Plus : j'ai de nouveau tout plein de dossiers en cours au boulot, et assez intéressants qui plus est. Heureusement, je crois que je commençais à devenir neurasthénique!

Moins : j'ai de nouveau tout plein de dossiers en cours au boulot ... Oui, parce qu'il faut que je fasse un choix entre écrire ici et lire ce que les autres écrivent. Et ça, c'est très nul.

 

Plus : les réconciliations ... Chuuut ...

Moins : les disputes débiles à cause de la fatigue!

 

Plus : les premières journées complètes de Loulou à l'école. Il est tellement content, c'est dingue! Je n'aurais jamais cru qu'il serait aussi enthousiaste. Honnêtement, depuis la rentrée, son rapport à l'école m'épate!

Moins : ses crises. C'est possible de faire un terrible two tardif ? Quand on lui montre quelque chose, on peut être sûrs qu'il va nous contredire, c'est devenu systématique. Par exemple, si je lui demande de mettre son pull, il me dit que ce n'est pas un pull mais un tee-shirt. Et il insiste, insiste, insiste, juste pour qu'on se mette en colère. Quand j'ai dit à ma Belle-Mère qu'il cherchait à nous pousser à bout avec son envie d'avoir raison à tout prix, elle m'a répondu laconiquement : "Mais non, c'est juste un homme!". Voilà voilà. Des comptes à régler, peut-être ? En même temps, elle a quand même élevé deux garçons, elle doit savoir de quoi elle parle, non ?

 

Bon, je sais que je tourne un peu en rond dans ces bilans, mais en même temps, heureusement que je peux vous parler de mon manque de sommeil hein, sinon il faudrait que j'invente!

 

Bon week-end à toutes. Demain nous sommes de baptême. Euh, non merci, pas pour nous. Nous on est juste invités à animer la cérémonie avec nos deux loustics qui ne tiennent pas en place ...

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:15

Avez-vous remarqué comme la vie d'une Maman est jalonnée de séparations ? Combien de fois doit-elle se faire à l'idée que son petit, son tout petit, doit s'éloigner d'elle pour mieux grandir ? Que l'autonomie lui apportera une confiance en lui nécessaire. Que sa socialisation loin d'elle lui permettra de découvrir d'autres univers qui le combleront à leur tour.

 

Certaines se font de façon naturelle, tout en douceur, parce qu'elles sont bénéfiques pour l'un et l'autre. Mais ce n'est hélas pas toujours le cas. Il y en a qui peuvent être douloureuses, compliquée, et c'est alors qu'il ne faut pas perdre de vue que c'est toujours pour leur bien-être. Quelles que soient nos réticences.

 

Nous les espérons, les imaginons, les idéalisons parfois, ces petits bouts de chou qui viennent nous combler, mais à peine sont-ils près de nous qu'il faut déjà apprendre à nous en séparer.

 

Le jour de leur naissance est à mon sens la première séparation qu'il nous faut assumer.

 

Pendant toute la durée de la grossesse, nous nous sommes habituées au fait qu'un nouvel être humain poussait dans notre ventre. Il a fallu en prendre conscience tout en craignant qu'il y ait un accident, et que ce bonheur ne demeure qu'un instant fugace. Une fois la certitude installée, il a fallu se préparer au futur chamboulement de notre petit train-train, tout en apprivoisant notre nouveau corps et son occupant. Ce colocataire-là, le plus aimé qui soit, nous en prenons soin, nous le dorlotons. Nous passons notre temps à lui parler (même dans notre tête, hein!), à lui faire écouter de la musique (ou la télé, chacune son truc), à lui faire des caresses, à lui demander de se manifester pour notre plus grand plaisir. Nous nous habituons à lui. A cette douce tranquillité. A cette paix que nous ressentons malgré la fatigue, les douleurs, et les difficultés parfois.

 

Et puis paf, du jour au lendemain, l'équilibre se brise. Le bébé rêvé devient bien réel. Tout ce qui n'était que fantasmes doit se confronter à un présent bien moins glamour et instinctif.

Cette première séparation se fait pour un bonheur plus grand encore, c'est certain, mais elle est loin d'être aussi simple que l'on peut se l'imaginer. Passer du rêve à la réalité peut-être douloureux, au point d'entraîner des déprimes.

Mais nous avançons toutes, plus ou moins rapidement, plus ou moins facilement. Au final, j'espère, nous éprouvons toutes cette immense joie de l'avoir enfin dans nos bras, cet enfant là.

 

Une fois que nous commençons à trouver nos marques, et à être à peu près à l'aise avec toutes ces nouveautés liées à la gestion d'un nourrisson (le change, l'habillement, le bain, les siestes, les nuits, les repas et surtout, challenge suprême, les promenades à l'extérieur), il nous faut envisager la possibilité de le confier à quelqu'un d'autre. Déjà pour le Papa, ça n'avait pas été une mince affaire. Non pas qu'on ne lui fasse pas confiance bien sûr, mais bon, le Papa n'est pas nous. Allez savoir ce qu'il pourrait inventer en prenant prétexte d'amuser le petit!

Alors voilà, il nous faut prendre sur nous, et essayer de trouver la perle rare qui prendra notre place pendant 10 longues heures, 5 jours sur 7. Celle qui verra notre enfant plus que nous, sans pour autant l'élever. Assistante maternelle, Puéricultrice en crèche, Grand-Mère pour les chanceuses, nous leur confions la prunelle de vos yeux. Nous devons leur faire confiance, nous n'avons pas le choix de toute manière. Nous fermons les yeux sur beaucoup de choses, nous nous bouchons les oreilles, et nous mettons notre poing dans notre poche. C'est la vie ma grande, il faut t'y faire. Et puis de toute manière, le Petit Loup, il sait très bien que sa Maman c'est nous! La preuve, c'est bien nous qu'il appelle la nuit, non ?

Bref, dans mon cas, j'ai du pleurer comme une pauvre malheureuse les deux fois où j'ai laissé mes enfants chez une Nounou, pour l'adaptation. Trois ou six mois, honnêtement, aucune différence. J'ai eu beaucoup de mal à ne plus les avoir avec moi toute la journée.

Mais je m'y suis faite, bien entendu. Vive la reprise de la vie active, et le contact des adultes!

 

Il y a ensuite la première fois où nous le laissons pour la nuit. Oui, toute la nuit. Voire deux, soyons fous. Cette séparation là m'a parue beaucoup moins pénible. Déjà, c'était ma Belle-Mère qui allait prendre soin de mon fils (quatre mois), j'avais confiance en elle. Et puis c'était pour la bonne cause, un week-end en Amoureux. Cela ne nous a pas empêchés de passer notre temps à parler de notre merveille, et à nous demander comment les choses se passaient. Nous avons été forts, nous avons réussi à attendre un jour et une nuit avant de téléphoner. Séparation réussie!

 

Pour ce qui est de confier son enfant à un étranger pour une soirée, je ne peux pas vous dire, je ne l'ai jamais fait. Déjà parce que nous avons la chance que ma Belle-Mère habite à 1/2 heure de chez nous, et ensuite parce que je ne voulais pas. Je ne peux pas vous l'expliquer, c'est comme ça. Les escaliers trop raides ou un truc du genre ... Échec total, quoi!

 

Parlons maintenant du rêve de tout parent d'un enfant en bas âge : passer une semaine de vacances loin de lui. Allez, ne me dites pas que vous n'avez jamais eu envie de partir sur une île déserte, votre Chéri-Chéri et vous, mais rien que vous deux! Nous, nous en avons beaucoup parlé, mais nous ne l'avons l'a jamais fait. Du coup nous sommes partis à Fuerteventura avec Loulou quand il avait un an, puis en République Dominicaine tous les quatre en mai dernier.

C'est assez drôle de discuter de ce sujet avec d'autres parents, d'ailleurs. Moi mon argument était la crainte de rater un moment important de leur vie. Genre le premier sourire, les premiers pas, le premier mot, le premier pipi dans le pot. Bref, n'importe quoi! Pour d'autres, ce serait la crainte qu'il arrive quelque chose aux enfants en leur absence, que la personne chargée de la garde ne sache pas gérer. Et pour d'autres enfin, que ce soit à eux qu'il arrive quelque chose. Que leur avion s'écrase, que leur bus se renverse ou que sais-je, et que leurs enfants se retrouvent sans eux ... Je vous avoue que je n'avais jamais pensé à ça, et vous ?

 

Le quotidien aussi peut-être fait de petites séparations, anodines ou non. Le faire dormir dans son propre lit, dans sa propre chambre. Arrêter l'allaitement, ou le laisser prendre son biberon tout seul. Qu'il ne veuille plus se laisser porter. Qu'il refuse les câlins. Qu'il veuille impérativement que ce soit Papa et non nous qui s'occupe de lui pour le coucher. Qu'il commence à manger sans notre aide. Qu'il marche sans nos mains pour l'aider ...

 

En grandissant, nos enfants ont de moins en moins besoin de nous, et il n'est pas toujours facile de l'accepter.

 

Puis il y a l'entrée à l'école, qui est le premier grand pas vers l'émancipation. Qui transforme du jour au lendemain nos bébés en véritables petits garçons ou petites filles. La propreté s'acquiert pour de bon si cela n'était pas déjà fait. Le vocabulaire se multiplie à vitesse grand V, y compris des mots que nous ne voudrions pas entendre. Il y a de la rébellion dans l'air, une envie pressante de s'affirmer. Il y a les copains, les copines, les amourettes. Et la maîtresse (ou le maître), qui devient une nouvelle référence.

Je reste persuadée que cette étape est plus dure pour les parents que pour les enfants. Que tout dépend de la façon dont elle aura été présentée en amont, et comment elle est gérée le jour de la rentrée. A l'école, nous avons vu des Mamans faire pleurer leur enfant qui était pourtant tout calme, juste parce c'étaient elles qui pleuraient.

 

Moi j'en suis encore là, et j'espère ne m'être pas trop mal débrouillée. Mon fils a commencé les journées complètes à l'école. Il a découvert la cantine, et la sieste sans couche (et sans accident. Oui, je suis fière!). Il a adoré. Je suis heureuse qu'il soit heureux. C'est une nouvelle étape, bien réelle. Il n'est plus avec moi la journée depuis longtemps, mais désormais il n'est plus avec celle qui avait pris mon relais non plus. Il n'est plus avec sa soeur. Il grandit.

 

Il y en aura d'autres, des séparations. Il y aura celles qui dureront plusieurs jours, en classe de découverte ou en colonie. Il y aura aussi peut-être ces vacances à deux. Il y aura une indépendance de plus en plus réclamée. Peut-être plus tard des moments d'incompréhension réciproque. Il faudra gérer, comme toujours.

 

Et encore, je ne parle pas des études supérieures, du départ de la maison, des futurs amours ...

 

A chaque jour suffit sa peine, pas vrai ?

 

Loulette 4161

Être là, mais accepter de laisser aller ...

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 14:06

 

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